|
|
|
 |
Les deux entraîneurs de cheerleading au Studio Party Time : Éric Légaré et Jennifer Caron. Éric s'occupe principalement de la conception des chorégraphies alors que Jennifer se spécialise dans les acrobaties et les pyramides.
Le Cheerleading
Une rentrée tout en vigueur!
Par Marlène Lebreux
Hey! Hey ! Allez hop! Pompons, banderoles, jupons et cris d'encouragement, les
cheerleaders sont prêtes pour la nouvelle saison. Que ce soit pour animer les
matches de football ou de basket-ball ou encore pratiquer en tant qu'activité
sportive, le phénomène cheerleading est nouveau au Québec, mais gagne sans cesse
en popularité et en intensité.
Une première école de cheerleading
En ouvrant, en septembre dernier, une nouvelle succursale à Cap Rouge, le Studio
Party Time est devenu la première école privée de Québec à offrir des cours de
cheerleading. «Celle-ci a été spécialement équipée pour l'entraînement des
cheerleaders, et ce, en toute sécurité. On y retrouve du matériel de cirque tel
que des trampolines, des matelas, des floor pour la gymnastique au sol, des
bunjis…», affirme Éric Légaré, entraîneur de cheerleading au Studio Party Time,
spécialisé dans la conception des chorégraphies.
Le Studio Party Time collabore notamment avec les écoles secondaires pour offrir
leurs cours. «En suivant des cours particuliers, les jeunes acquièrent des bases
solides. Plus de portes s'ouvrent à eux; ils peuvent même espérer faire partie
d'une équipe élite un jour. Ici, il y a des jeunes filles qui commencent à
s'entraîner dès l'âge de six ans. Ceci leur donne d'énormes possibilités de
développer leur potentiel», explique Jennifer Caron qui entraîne également les
cheerleaders du Studio Party Time. Cette dernière pratique ce sport depuis
environ sept ans et se spécialise dans les acrobaties et les pyramides. Elle
s'occupe aussi des meneuses de claque de l'équipe collégiale 3A de basket-ball
du cégep de Sainte-Foy, Les Dynamiques.
Ça va bouger!
Dévouées à leur club, la mission des cheerleaders dans le cadre d'un match est
bien sûr d'encourager les joueurs et d'exhorter la foule dans les gradins. Il
n'en demeure pas moins que le cheerleading est une véritable discipline
sportive; incluant des techniques de base à maîtriser et des échelons à gravir
pour ceux et celles qui désirent pousser plus loin leurs performances.
Outre les compétitions scolaires, il existe une compétition civile annuelle. Les
catégories ressemblent à celles que l'on retrouve au hockey : atome, pee-wee,
bantam, etc. Cette année, la compétition aura lieu le 13 octobre au Centre
Molson. Pour la troupe élite du Studio Party Time, inscrite dans la catégorie
Open – comprenant des danseurs de 16 à 31 ans – ce sera une première expérience.
Elle est composée d'une quinzaine de danseurs. Que des filles? Et non. «En
m'incluant, on est cinq gars à faire partie de la troupe. Les gars ne font pas
que travailler en force comme on voit bien souvent, ils dansent aussi!», ajoute
Éric.
Question d'attitude...
Selon les deux entraîneurs, le point de départ pour exceller en tant que
cheerleader : l'esprit d'équipe et la motivation. «Quand je passe des auditions,
j'accorde une grande attention à l'intérêt et au dynamisme des jeunes. La
gymnastique ça s'apprend, ça se développe; il est plus facile de changer et
d'améliorer les mouvements que l'attitude d'une personne», insiste Jennifer.
Il faut bien entendu se tenir en forme. «C'est évidemment très exigeant… Deux
cours de deux heures par semaine n'est, en fait, que le minimum de temps à
consacrer pour exceller, dit Éric. La durée moyenne d'une chorégraphie est de
trois minutes. Il faut être énergique du début à la fin… Une finale doit
toujours se terminer en force!». Mouvements déchaînés sur le rythme d'effets
sonores et de musique s'inspirant des tendances actuelles du hip hop, du funky
et du break dance, tout dans les chorégraphies doit être synchronisé!
Au Québec, la ferveur pour ce sport est très récente et en pleine croissance.
D'ailleurs, Jennifer Caron fait remarquer que, dans le cadre des compétitions,
le nombre d'équipes a plus que doublé depuis quelques années. On est cependant
bien loin du modèle américain, où le cheerleading est prisé depuis plus de 100
ans et pratiqué actuellement par près de trois millions de personnes. «Là-bas,
on commence à former les jeunes très tôt et, bien souvent, le cheerleading fait
partie d'un programme sport-étude… Ici, on travaille sur cette possibilité»,
conclut Éric Légaré.
Remerciements à la troupe de cheerleading SPT pour leur collaboration à la
réalisation de ce reportage soit : Éric Légaré et Jennifer Caron, entraîneurs.
Les membres de la troupe : Jessika Turgeon, Judith Vaillancourt, Julie Roberge,
Louis-Pier Devarennes, Marie-Christine Langevin, Marie-Ève Roy-Martel, Maxime
Cantin-Picard, Paméla Painchaud-Roberge, Philippe Frève-Laverdière, Roxanne
Giguère et Valérie Ricard-Côté.
Sur le web : www.studiopartytime.com
|
|
|