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Par Marlène Lebreux
Photos Stevens Leblanc

Quatre épreuves en liste, plus de 220 athlètes provenant d'une vingtaine de pays se disputant les honneurs, des prouesses de haut niveau et des descentes vertigineuses en planche à neige : la Coupe du Monde NOKIA/FIS de surf des neiges, qui s'est déroulée du 18 au 22 décembre dernier, a donné lieu à un spectacle des plus renversants à la station touristique Stoneham.

Les épreuves présentées lors de cette septième édition de l'événement étaient : deux slaloms géants parallèles, le « Halfpipe » et le « Big Air ». Pour les moins initiés, le slalom géant parallèle (PGS) allie puissance et vitesse. Les athlètes défient leurs adversaires dans une descente de slalom géant. Le slalom parallèle (PSL) propose, quant à lui, un parcours plus étroit et plus court. Lors de cette épreuve, les compétiteurs jouent de leur rapidité d'exécution et de leur agilité pour obtenir le meilleur temps. L'objectif de l'épreuve de demi-lune ou halfpipe (HP) est d'exécuter des figures acrobatiques dans un tunnel de neige en forme de demi-cercle. Avec le « Big Air », c'est le véritable envol! Le planchiste essaie de se surpasser en exécutant des sauts et des prouesses le plus haut possible dans le ciel!

Du côté des médailles, la première épreuve du slalom géant parallèle a donné la vedette aux Suisses. Ils ont dominé les honneurs autant du côté masculin que féminin : Ursula Bruhin et Philipp Schoch, médaillé d'or aux Jeux Olympiques de Salt Lake City, ont décroché les deux premières places. Pour sa part, le Québécois Jasey Jay Anderson, a aussi fait bonne figure en remportant la médaille de bronze. Pour connaître le tableau des résultats pour l'ensemble des disciplines lors de cette compétition.

Quand ça clenche!

Que l'on parle de planche à neige, de surf des neiges ou encore de snowboard, le sport est pratiqué depuis le début des années 1960. Au cours de la dernière décennie, sa popularité a connu un véritable essor. Tellement que le surf des neiges est devenu une discipline olympique aux Jeux de Nagano, en 1988. Les versants de montagne ne sont donc plus expressément réservés aux skieurs alpins. La population déferlant les pentes est de plus en plus hétérogène !

Grosso modo, l'équipement du surfeur : un surf (bien entendu!) dont la longueur peut varier entre 1,20 mètre à plus de 2 mètres, des chaussures de randonnée ou des bottes de ski, des vêtements chauds offrant une grande étanchéité et, pour les débutants, le port de genouillères peut s'avérer une très bonne idée. Les amateurs de sensations fortes et recherchant la vitesse opteront pour des surfs plus longs et construits de matériaux plus durs. Aux dires des amateurs de la glisse sur neige, la descente est une expérience à la fois physique et psychique : un véritable état d'esprit! Plaisir, harmonie avec la nature et découverte, le surf des neiges est, en soi, une avalanche d'émotions!

Julie Rhéaume,
souvenirs de compétition

Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier
Maquillage Mylène Tremblay

Julie et son chien Tom, un croisé Boxer et Pitbull de 1 an et 4 mois, encore un gamin précise-t-elle.

Championne canadienne à trois reprises en planche à neige, Julie Rhéaume a quitté le circuit de la compétition depuis plus de deux ans. Pourtant, elle n'a que 25 ans! Elle n'en demeure pas moins active. Elle se passionne pour sa nouvelle carrière : l'informatique. De sa vie de compétition, elle en garde de précieux souvenirs et une grande force de caractère.

Au rythme de la compétition

« Je voulais me concentrer à 100 % sur la planche à neige et vivre le milieu de la compétition au maximum. Je ne voulais pas mélanger le sport et les études », explique Julie. C'est en 1994 qu'elle a commencé le snowboard : « J'ai tout simplement adoré! J'avais tenté le ski alpin, l'année précédente, mais je n'avais pas vraiment aimé ça. » Comme une autodidacte, elle a appris les premiers rudiments de ce sport d'hiver. Un sport qui allait l'amener à vivre des instants de gloire : « Les deux premières années, j'ai vraiment pratiqué seule. Par la suite, en 1996-97, j'ai fait partie de l'équipe de snowboard du mont Sainte-Anne. »

C'est en se joignant à l'équipe de snowboard du Français David Ruel, maintenant directeur de ski et de snow au mont Sainte-Anne, FBI, qu'elle a véritablement trouvé la motivation de persévérer. À deux reprises, elle s'est classée deuxième dans le cadre de compétitions américaines d'envergure. Les titres les plus importants qu'elle a remportés sont sans nul doute ses trois championnats canadiens en géant, en 1996, 1997 et 1999. « Mon coach avait de nouvelles idées et de nouvelles structures. Même si notre équipe était indépendante de l'équipe canadienne, nous étions sous le chapeau du Canada », affirme celle qui déplore la lourdeur administrative des programmes de financement dans certains sports d'hiver au Canada.

« Mon plus beau souvenir fut le championnat canadien que j'ai remporté en 1999. Ceci était une belle clôture à l'année qui avait été difficile et un début en force pour le nouveau millénaire! » Ses aventures de compétitions l'ont amenée à descendre de majestueuses montagnes et à explorer d'intéressantes contrées : « Le plus loin où je suis allée, c'est au Japon, en 1996, lors d'un championnat du monde junior. Aussi, à chaque année, on se rendait en France durant trois mois pour s'entraîner et entreprendre les premières compétitions du circuits européens ». On peut dire qu'elle a fait le tour de bien belles montagnes! Mais, elle aimerait un jour, juste pour le plaisir, descendre les montagnes de l'Australie et de l'Alaska.

Elle affirme que le monde de la compétition lui a apporté beaucoup : « Je veux maintenant continuer à gravir les échelons dans ma nouvelle carrière en informatique. L'univers de la compétition m'aura appris à me battre et à me défendre pour mes idées! »

Le feeling de la descente!

« Je fais encore quelques fois des descentes en planche à neige, je trouve que c'est important parce que c'est une passion! Je sens que le même feeling revient! Ce que j'aime, c'est la sensation que ça me procure; comme si je flottais ! », exprime-t-elle. Amatrice des sports extrêmes et de sensations fortes, Julie trouve aussi un grand plaisir à faire du longboard : « C'est une planche avec des roues, mais elle est plus longue qu'un skateboard. On se pratique sur l'asphalte dans des côtes, question de prendre de la vitesse... L'idéal pour en faire, c'est la nuit dans les rues, lorsqu'il n'y a pas de trafic! »

Pour performer dans un sport, Julie est d'avis qu'il faut avoir un esprit de leadership, croire en soi et avoir le courage d'aller jusqu'au bout! Aux fervents de planches à neige, Julie donne, grosso modo, quelques conseils : « Les débutants doivent préalablement apprendre à tomber et à freiner. Les plus habitués, à rester concentrés sur leur planche et à dissocier leurs deux pieds... Et puis, la descente, c'est l'extase! Il faut se laisser emporter par le feeling, être dans le trip de la descente! »