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Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier

L'Impérial de Québec se propulse en plein milieu des années 70 grâce à la flamboyante mise en scène du Boogie Wonder Band. Ainsi, avec Stardust, Erotic Eric, Boogie Cindy et compagnie pas question de terminer 2004 en morosité, mais plutôt en beauté en se laissant envahir par la fièvre du disco!

Une folie qui se transmet...
« Le disco est une musique contagieuse, affirme la chanteuse (et ex-showgirl de Las Vegas!) Stardust. Les gens en redemandent et nous, on ne demande pas mieux que d'en jouer encore et encore! » Composé de dix membres qui arborent chacun leur fascinant et caricatural personnage (voir www.boogiewonderband.com pour les connaître un peu plus), le Boogie Wonder Band cumule près de neuf années de métier et plus de 1300 prestations.

Le groupe, qui a déjà été à l'affiche du Dagobert durant les années passées, a également parcouru les États-Unis, l'Asie, l'Europe et les Caraïbes pour transmettre leur fièvre des années disco. Pour les amateurs épris de ces tubes des années 70, le Boogie Wonder Band lançait cet automne un album double enregistré en spectacle : Kiss My Disco.

Voyage dans le temps
Stardust raconte que le disco est arrivé à une époque où les gens étaient très troublés. Piégés dans la réalité de différents conflits et guerres, les gens ont probablement vu à travers le disco une sorte d'épanouissement, un lieu pour oublier pendant quelques instants leurs tracas.

« Alors, quand tu arrives au spectacle c'est un peu comme si tu étais en 1977 dans le studio 54 à New York et que tu allais danser toute la nuit... C'est là que l'on amenait les gens pour aller faire le party! », ajoute Boogie Cindy.

Le mouvement musical aurait été développé à New York dans les discothèques d'abord par les gais, selon Cindy : « C'était un peu comme les "raves" de l'époque. Et puis, durant cette période, le sexe et la drogue venaient affirmer un puissant désir de libération. Il faut dire que les chansons disco comportent bien souvent un double sens. » Les chansons étaient également très longues (voire interminables!). Love To Love You Baby existe dans une version qui dure plus de 17 minutes! « Mais rassurez-vous, nous on l'a fait et elle ne dure qu'environ deux minutes », précise Cindy avec le sourire.

Ce qu'il en reste aujourd'hui...
« Ce qui est intéressant aussi c'est que la musique disco a fait naître beaucoup de DJ. Ils faisaient des "mix" avec des chansons disco. Pour le show, on reprend aussi cette formule, car on ne joue pas les pièces intégrales. On fait des "meddley ", c'est-à-dire que l'on prend un petit bout d'une chanson qui s'enchaîne par la suite sur une autre. De plus, il y a des mouvements, des chorégraphies et des éclairages spéciaux. C'est donc un show qui est intéressant tant sur plan visuel que musical », explique à son tour Erotic Éric, supposément le sex-symbol du groupe.

C'est ainsi, qu'en arrimant leur look de scène des plus éclatants et colorés aux vibrations des succès tels YMCA, We Are Family, Celebration et Dancing Queen, que le Boogie Wonder Band fait revivre la glorieuse période disco, juste avant qu'elle ne décline de son élan quelque part dans les années 80.

« Mais le disco : ça revient!, lance Cindy en terminant. La mode vestimentaire revient... Aussi, dans les chansons populaires que l'on écoute, il y a beaucoup d'échantillonnages inspirés de ces années. Si tu écoutes des chansons de Will Smith, de Beyonce ou de Janet Jackson, c'est majoritairement du "groove" disco qui a été utilisé pour faire le rythme en arrière! »

 

Charles Dubé
Place au spectacle!
Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier


Évoluant dans sa nouvelle carrière le regard rempli de lumière et de sagesse, Charles Dubé, cet auteur-compositeur-interprète que l'on a appris à connaître dans notre édition de mai dernier, s'apprête à présenter sur scène un peu de son « ciel pour le soleil ».

« Le gros de la tournée aura lieu en 2005. Il y a plusieurs dates qui s'ajouteront durant l'année », affirme-t-il en précisant qu'à la suite de son spectacle du 17 novembre au Théâtre du Petit Champlain, il sera de retour dans la Capitale en avril.

Depuis, le lancement de son premier opus Réverbère au printemps dernier, le poète chanteur a fait son petit bonheur de chemin. La pièce Un ciel pour le soleil a séduit les gens et la critique. Récemment, le Réseau des Organisateurs de Spectacles de l'Est du Québec (Roseq), qui comprend une trentaine de diffuseurs de spectacles, a souligné son talent deux fois plutôt qu'une en lui décernant les prix Musicaction et Galaxie 2004.

Mais, il reste toujours aussi calme et authentique. Laissant défiler quelques petites anecdotes des derniers mois dans sa tête, il sourit et raconte : « J'enregistrais une émission pour la télé. J'étais avec Daniel Boucher et on faisait un duo. Il y avait un télésouffleur pour nous montrer les textes à lire... Puis aussi une girafe; cette caméra qui est au bout d'un espèce de bâton et qui prend des plans aériens. Alors, la girafe se promène et avance de plus en plus. Mais à l'instant même où est venu mon tour, elle s'est plantée! »

De la psycho à la musique

Son entrée dans le milieu artistique est un véritable revirement de carrière pour lui. Il a pratiqué comme psychologue auprès des enfants et des adolescents pendant une dizaine d'années. Un jour, il a décidé de faire chanter ses poèmes qu'il rédigeait depuis longtemps. « Je n'arrête pas d'écrire. Je m'apaise dans l'homme que je suis en train de devenir. J'ai moins peur de mon côté tendre et je ne ressens plus ce besoin d'être constamment en contrôle, de tout savoir, de tout prévoir... Je me dis que j'ai le droit d'avoir la peine sans perdre ma virilité et ma masculinité. »

Ses connaissances en psychologie lui servent dans la vie comme dans sa carrière artistique. Ainsi, Charles se dit sensible à l'énergie que dégagent les gens. À cet effet, il apporte une interprétation intéressante du film culte Star Wars : « J'ai tripé sur ce film. À cause de la science-fiction évidemment, mais aussi parce qu' il y avait quelque chose de très humain : le concept de la force et de l'énergie. On dégage une énergie positive ou une énergie négative. Ce qui est intéressant, c'est quand Darth Vader (Anakin Skywalker) ne peut pas devenir Jedi parce qu'il a trop souffert. S'il exploite la force, il sera motivé par le côté sombre de celle-ci.


À son tour, il se méfie du côté sombre de la vie artistique : le tourbillon du showbiz! Changer de nom? Pas question. « En fait, j'ai toujours eu un peu peur des personnages. En fait, c'est facile de se faire avaler par un personnage et de devoir le maintenir même quand ça ne te tente plus. Charles Dubé : c'est moi, peu importe où je serai rendu dans la vie ou encore ce que je vais faire! Mais je ne suis pas en train de dire que ceux qui ont un nom d'emprunt joue un personnage! C'est seulement que je trouvais que ça rendait la chose possible et ça ne me tentait pas. »

Les dates de son spectacle sont sur son site : www.charlesdube.com



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