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Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier
Rire taquin, explosion de folie, bouille aux multiples mimiques, danse en
zigzag, Louis-José Houde nous entraîne à la vitesse d'un éclair dans sa fougue
et nous déballe quelques tranches de son drôle d'univers!
Mon show...
Ça fait deux ans que mon show roule et je trouve que c'est un défi à chaque
soir! C'est peut-être les mêmes textes, mais le public est différent; il peut
être plus dur un soir... Je me répète à voix haute dans ma tête : « Ces gens ne
connaissent pas ton show. Ils ne savent pas les punchs! Ils vont rire si tu les
racontes comme du monde... Ils n'étaient pas là hier, ils ne seront pas là
demain... C'est ça qui me motive! »
Des petits changements...
Maintenant, je fais tout mon show en japonais! Ben non! Il y a eu une sorte
d'évolution naturelle, au fur et à mesure. Si je me rends compte que je suis
tanné de raconter telle joke, je la mets en punition! Alors ça peut arriver
qu'une joke aille dormir pendant six mois!
Je me rappelle une fois, c'était à Ottawa après mon show, un gars me demande : «
Hé! Tu ne fais plus ta joke sur les cabines de photos à deux piasses dans les
centres d'achat? » Je lui ai répondu : « Mais t'as raison! Je vais la réessayer
demain! » Depuis, je la fais encore...
Le cinéma...
Je n'aime que toi... Ce film n'a pas marché. C'est plate! Je ne faisais qu'une
scène dans laquelle j'étais un vendeur de cellulaires. J'ai eu bien du fun à
faire ça! On m'avait aussi offert de jouer le rôle du frère dans Monica la
Mitraille. En passant, le gars qui l'a fait est super bon. J'aurai dit oui, mais
à cause d'un problème d'horaire, parce que j'étais en tournée, je ne pouvais
pas. J'étais déçu!
La télévision...
En janvier 2005 à Radio-Canada, une nouvelle émission qui n'a pas encore de
titre s'en vient! Cette émission ressemble un peu à Dolloraclip, mais elle porte
sur toutes les archives de la télé. Ce peut être de présenter de grands moments
de télé, de voir la différence entre les téléromans des années 60 et ceux
d'aujourd'hui, de rire des erreurs en ondes... Mais ce n'est pas un show de
bloopers. On pourra aussi voir des courts extraits drôles de talk-show, de quiz
quétaines, de publicités, de films, etc. Présentement, je visionne un paquet de
cassettes! Je tripe là-dessus, je suis un nostalgique. J'apprends un tas
d'affaires sur des émissions que je n'ai même pas connues!
Ah! aussi probablement qu'à l'automne 2005, une série de huit émissions sera
présentée à Radio-Canada (encore!) sur ma tournée. Ce sera une autre vision du
spectacle : on va voir des numéros et, en parallèle, ce qui se passe en
coulisse. On va donc me voir quand ça va bien et quand ça va mal!
Une fois où j'ai eu l'air ridicule...
Ok! Je n'en reviens pas que je parle de ça! C'était juste avant l'École de
l'humour, une période au cégep où je faisais toutes sortes d'affaires
niaiseuses. J'avais été faire le lapin de Pâques chez Jean Coutu! J'étais donc
déguisé en gros toutou géant! Ouais, c'était ridicule! J'avais vu une annonce
dans le journal pour un contrat d'animation. J'appelle et leur demande : «
Qu'est-ce que vous avez de besoin? » « Ah! Et bien on a besoin de lapins! »
J'avais 18-19 ans. J'étais un peu absurde dans ce temps-là! Je me disais que
j'allais être drôle. Mais ce n'était pas un casque comme Youpi ou le Bonhomme
Carnaval que je portais! Non! Non! C'était une «capine»! On me voyait la face!
C'était humiliant...
Mes petits caprices...
Humm Humm! Je n'aime pas que le bacon soit croustillant, il faut qu'il soit mou!
Durant mes spectacles, ça me prend toujours les mêmes bas, les mêmes bobettes!
Ah! J'en ai un autre : quand je voyage sur la route... Il faut que la musique
«fit» avec l'environnement. On va dire que l'on roule dans Charlevoix dans les
petites montagnes, le gars qui écoute du Cypress Hill, du gros rap, ça marche
pas! On écoute au moins du Johnny Cash : Olé! Olébilll! Olébill!
Si je n'étais pas drôle...
J'ose croire que je serais musicien. Je sais jouer du drum. J'ai commencé mon
cégep en musique. Je ne l'ai pas terminé parce que j'ai pris la décision de
rentrer à la l'École de l'humour. Ou encore si je n'étais pas drôle, je
travaillerais dans le milieu de la scène. Je serais peut-être directeur de
tournée ou technicien de son. J'aime beaucoup le mode de vie en tournée.
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