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Par Marlène Lebreux
Photos Daniel Mallard
Maquilllage Mylène Tremblay
Pour se tenir en forme, Jenny Lacoursière a commencé à s'entraîner comme toutes
les autres filles. Mais un jour, cette activité physique a pris des proportions
bien plus grandes! En s'engageant assidûment dans un rythme d'entraînement
orienté vers la compétition, elle s'ouvrait par le fait même à un tout nouveau
style de vie, qui maintenant lui procure confiance et assurance.
C'était il y a six ans qu'elle se lançait ainsi corps et âme dans la
discipline du Body Fitness! Depuis, cinq fois par semaine, Jenny se rend au gym,
entraîneur à ses côtés pour l'assister dans ses moindres mouvements et la
conseiller dans son alimentation. « L'entraînement en vue des compétions, c'est
un travail à temps complet », lance-t-elle.
Il y a deux ans, quand elle participait à sa première compétition de niveau
provincial, elle raflait les honneurs de la première place! Le 4 septembre
prochain, elle sera des 15 candidates en lice à la compétition Amérique du Nord,
à Cleveland. « Pour participer, il n'y a aucune restriction au niveau de l'âge.
On mise sur la qualité musculaire. Les années d'entraînement paraissent... Une
personne qui s'entraîne depuis plus longtemps aura un muscle plus mature. Comme
moi, je suis plus en «shape» qu'il y a deux ans! »
La symétrie du corps
« On s'entraîne tout au long de l'année, mais un mois ou deux avant la
compétition, on met principalement des efforts sur un entraînement
cardiovasculaire », affirme-t-elle.
Elle raconte également comment ça se passe en pleine compétition. Sur la scène,
des filles défilent pour démontrer le potentiel de leur corps et tenter de
convaincre les juges qu'elles rencontrent les critères de leur discipline. Il y
a trois disciplines distinctes : « Dans le Fitness, on juge 50% la routine
gymnastique et 50% la «shape». Dans le Body Fitness, qui est ma discipline, on
s'attarde à la symétrie du corps au grand complet. Il faut être bien musclé,
mais en respectant les proportions du corps et en restant féminine. Enfin le
culturisme, c'est la discipline de ces femmes qui sont musclées comme des
hommes! »
Lors de la compétition Body Fitness, trois tours sont prévus. Durant le premier,
les filles portent un bikini noir, sans bijoux ni autres artifices. Durant le
deuxième, elles portent un maillot une pièce orné de bijoux et, durant le
troisième, elles exhibent le bikini de leur choix.
Look « pitoune » ?
« Avant de monter sur scène, on nous asperge de peinture et d'huile. C'est pour
cette raison que nous semblons si bronzées! Une fois sur scène, il faut savoir
dégager! Le look «pitoune», c'est-à-dire belle fille aux cheveux longs, est un
atout majeur. Flashing, diamant, maquillage... le côté esthétique est très
important! »
Quand elle parle de sa vie de tous les jours, elle précise qu'il est difficile
pour les gens de son entourage de suivre son rythme : « Je dois suivre une diète
au moins cinq ou six mois avant une compétition. Donc, pas de resto, pas
d'alcool, pas de voyage... Je peux paraître plate pour mes amis, c'est évident.
Je n'ai pas vu ma famille, qui habite à l'extérieur, depuis janvier dernier
justement parce que je me consacre à mes entraînements et suit rigoureusement
mon alimentation. C'est bien le côté négatif! »
Cependant, le Body Fitness la transporte dans un univers où elle se sent en
pleine possession de ses moyens : « Avant, j'étais une fille très complexée.
L'entraînement intensif a changé ma personnalité parce que cela me donne de
l'assurance en moi et me procure un réel sentiment de bien-être. » Jenny
poursuivra sa route des compétitions probablement encore pendant quelques
années, jusqu'à qu'elle soit promue professionnelle!

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