Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier
Le Rock et le Country : deux styles qui se marient harmonieusement bien... «
On ne s'en rend peut-être pas toujours compte, mais bon nombre d'artistes
québécois se laissent influencer par le country : Jean Leloup, Mara Tremblay,
Les Cowboys fringants... La musique country fait partie de notre folklore! »
Ces paroles de Simon Pelletier introduisent très bien la nouvelle formation
dont il fait partie : 400 Milles. Combinant des rythmes rappelant ceux des Bob
Dylan, Tom Petty, Steve Earl et Elvis Presley, 400 Milles propose un premier
album qui s'écoute comme sur des airs d'aller! « C'est le concept du «road
music»! On veut se promener partout au Québec et ailleurs au Canada pour
rencontrer les gens dans leur milieu. On veut faire passer notre message : celui
de rassembler les générations. On a un côté social très développé! On croit que
les personnes âgées ont aussi des choses importantes à dire aux jeunes. Avant
dans toutes les sociétés, il y a avait des rites, des initiations... On dirait
que tout ça s'est perdu au fil du temps. »
Et ce pont entre les générations, 400 Milles l'incarne à merveille, « le plus
vieux de la formation a 38 ans et moi, j'en ai 24! Mais, on se considère tous
sur un même pied d'égalité. » Autre particularité, leur gérant, Jean-François
Beaulieu fait partie intégrante de la formation : « Il a des aptitudes pour la
gestion et des connaissances en matière de relations de presse. Mais, c'est un
musicien du band, sauf que, lui, il joue du cellulaire et de l'ordinateur! »
Une première année d'activité!
Outre Simon Pelletier et Jean-François Beaulieu, Éric Blanchard, Sylvain
Savard, Marco Dorval, et jusqu'à tout récemment Pierre-Luc Grondin, composent ce
groupe qui a pris forme, il y a un an, aux abords de Saint-Tite-des-Caps et qui
lançait en avril dernier son premier opus à l'Hippodrome de Québec. « On voulait
un endroit fonctionnel et facile d'accès, souligne Simon. On est habitué
d'assister à des lancements qui ont lieu dans des bars. On voulait faire
différent. On trouvait que l'Hippodrome s'adonnait avec l'esprit country du
groupe. Terrasse intérieure, formule 5 à 7, une immense baie vitrée : c'était
vraiment génial! »
Cependant, leur album ne se retrouve pas encore sur les tablettes des grands
de magasins. Il est par contre en vente chez des commerçants comme Sillon Le
disquaire, CD Mélomane et Musique du Faubourg, qui acceptent de prendre en
consignation des albums d'artistes indépendants. De plus, il est possible de se
le procurer lors de l'un de leurs spectacles, qu'ils donneront cet été un peu
partout en région, et par le biais de leur site Internet (www.400milles.com).
Rouler à long terme
Dès l'automne, ces musiciens de country pop rock ambitionnent obtenir une
licence avec une maison de disques : « On veut s'ouvrir des portes! Mais, on
tient à conserver une certaine indépendance. Depuis le temps que l'on fait de la
musique chacun de notre côté, on en a vu des vertes et des pas mûres! Donc, on
sait ce que l'on veut! »
La période de la rentrée sera aussi celle qui sera propice au lancement d'un
extrait de leur album. Il s'agira probablement de Mille après Mille, une
chanson tirée du répertoire country québécois écrite par Gérard Joly et
refignolée avec la participation de Jean-Guy Grenier au Pedalsteel.
« On parle souvent entre nous de notre vision du groupe. Une chose est sûre,
on veut faire quelque chose de solide et de durable. Rouler à long terme, quoi!»
Dominique Hudson
Douceur et diversité
Par Marlène Lebreux
Photo Jocelyn Bernier
La ballade peut être rock, pop, blues, country, jazz... Cette approche est
celle de Dominique Hudson, un auteur-compositeur-interprète de Québec qui, dans
son premier album Laisse-moi rêver, est en train de redéfinir le genre.
« J'écris pour exprimer mes émotions, pour me vider le c.ur, dit-il. Je ne me
sers pas de l'écriture pour exposer un point de vue politique. Je crois que la
force et la beauté des chansons sont de permettre de se rappeler différentes
situations vécues. »
Depuis dix ans, la musique prend de plus en plus de place dans sa vie. C'est
à l'âge de 17 ans qu'il a commencé à écrire des chansons : « Quand mon père m'a
donné ma première guitare, je faisais pour ainsi dire mes premiers pas dans la
chanson. J'ai commencé à jouer sur des airs de Francis Cabrel. Cela m'a permis
de développer mon goût et mon intérêt pour la musique. » Elvis Presley, U2 et
les Beatles l'ont aussi beaucoup influencé. Cependant, il était loin de se
douter que la chanson, il allait en faire carrière. Il avait plutôt prévu
devenir pilote de F18 ou encore policier.
Un bourlingueur chanteur
Depuis 1996, il fait le circuit des boîtes à chansons. Il se produit
notamment toutes les fins de semaine au Pub Le Gîte, à Québec. Il a aussi vécu
une partie de son aventure musicale sur la mer des Caraïbes en embarquant à bord
d'un bateau de croisière pendant huit mois. « Chanter devant des vacanciers et
profiter des moments de liberté pour écrire et revoir mes textes sur le pont,
bref tout ce qu'il y a de plus ennuyeux », blague-t-il. La musique s'est donc
installée de fil en aiguille... et voilà que son premier opus vient de voir le
jour!
Selon ses humeurs et l'ambiance du moment, Dominique parle d'amour, de
conquête et de rêve. C'est dans les émotions qu'elles suscitent que ses ballades
prennent leur valeur : « Il n'y a pas de pièces qui me représentent le plus.
Chaque jour, c'est une nouvelle chanson qui m'inspire. Ce pourrait être J'te
veux encore quand le temps est ensoleillé ou encore Si loin quand je
me sens plus triste. »
Bientôt la scène...
En se lançant dans la préparation d'un album, il a constaté à quel point la
réussite d'un tel projet consistait en une série d'étapes : « L'écriture des
chansons, la période de démos... ensuite, on met le tout dans un même tiroir et
on fait l'album. Je ne savais pas comment ça marchait avant. » Cette étape-ci
est celle de la présentation de l'album. Bientôt, ce sera la scène dans les
petites et grandes villes pour faire connaître l'artiste! (Le calendrier des
spectacles à venir sera affiché dans :
dominiquehudson.tripod.com ).
« Mon but était d'exploiter la diversité des styles dans la ballade. Me
satisfaire moi-même a été, je crois, le plus difficile. Il n'a pas toujours été
évident de garder le fil conducteur qu'on s'était donné au début, c'est-à-dire
respecter la diversité des pièces. » Cette diversité, il espère la garder
intacte durant son futur spectacle. « On jouera sur l'éclairage selon
l'atmosphère des chansons... Le spectacle est prêt. J'ai hâte! »
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