Par Isabelle Dion
Maquillage et coiffure Marie-Ève Madgin
Photos William
De premier abord, on sent chez elle une détermination et une
confiance inébranlable.
Cette chroniqueuse culturelle de l'émission l'Équipe du Grand
Montréal au canal Vox ne s'en laissera pas imposer, à moi de bien me tenir... Si
ce n'était de son sourire contagieux et son charisme indéniable, votre humble
serviteur aurait été intimidé... Il ne me restait qu'à découvrir celle qui ne se
prend pas au sérieux et suivre cette vague qui a pour prénom : Guylaine Delorme.
DU CONCRET S.V.P!
À 18 ans, elle quitte ses Basses-Laurentides pour étudier à
St Jérôme en littérature. Mais Montréal l'attire, mais à cet âge-là, elle se
trouve trop jeune pour affronter la jungle urbaine. Saturée par les notions
théoriques, elle change pour le conservatoire Lasalle ou elle étudiera en communication-théâtre : elle veut devenir comédienne.
Cependant la passivité et l'inaction l'étouffent, elle avoue
qu'elle aurait aimé être sur scène, mais tout le travail de répétitions et
d'analyses l'allumait moins; j'ai toujours été une fille d'action dit-elle. Elle
n'hésite pas, dans un grand éclat de rire, à admettre qu'elle s'est inscrite en
sexologie, mais la peur de devoir écouter des problèmes sexuels de 9 à 5 ne la
branchait pas ! Elle s'est alors dirigée vers des études en animation et
recherches culturelles.
C'est à ce moment que ses professeurs lui suggèrent de faire
de la télé, son désir d'explorer est encore omniprésent et sa soif d'apprendre
la conduit en Ontario ou elle étudiera à la cité collégiale d'Ottawa, en
production télévisuelle. Puis... pourquoi ne pas aller plus loin ? Elle quitte les
bancs d'école avec un baccalauréat en communication de l'université d'Ottawa.
Lorsque je vous disais déterminée ?
CÉLÉBRITÉ À TOUT PRIX ? NON MERCI
Ce sinueux parcours lui a forgé son caractère, elle sait ce
qu'elle veut. Elle préfère toucher à tout, explorer les diverses facettes du
métier. Jamais, dit-elle, elle ne se laissera dénaturer pour un métier, ce que
tu vois, c'est elle, elle ne joue pas de jeu et quand elle voit une vague, elle
fonce tête première! Dit-elle avec une conviction que nul ne pourrait mettre en
cause.
Guylaine a été journaliste, lectrice, recherchiste,
présentatrice météo (Météo média, TQS,TVA Hull) puis, durant lors de la dernière
saison, qui vient à peine de se terminer, elle était responsable de la chronique
culturelle de l'émission l'Équipe du Grand Montréal, un magazine télé quotidien
qui rejoignait, avec ses deux diffusions, plus de 500 000 auditeurs. Durant la
saison estivale, elle animera une chronique culturelle à l'émission quotidienne
de Serge Laprade au canal Vox.
Ce qu'elle aime de son métier, c'est la diversité, c'est
faire découvrir aux gens de nouveaux artistes, de leur ouvrir l'esprit; ce qui
lui permet aussi de rester éveillée et d'élargir ses horizons, c'est ce qui la
fait avancer.
À FOND LA CAISSE!
Durant ces temps libres, elle accorde une place privilégiée
aux sports... extrêmes bien entendu ! Cet ancien professeur de snowboard dévale
des pentes depuis des années. Elle fait aussi du vélo de montagne, du
rollerblade et tout ce qui peut lui procurer des sensations fortes
Cette année, dit-elle, elle a eu sa première rencontre avec
l'océan en Guadeloupe, elle a été fascinée par la façon dont les surfeurs
apprivoisaient l'océan déchaîné... Elle rêve d'en faire autant.
Lorsqu'elle veut se divertir, elle aime bien se défouler en
allant danser sur de la musique électronique ou encore prendre un verre au
Baraka, un bar du plateau Mont-Royal, elle y trouve la clientèle sympathique et
authentique ! Parce que Guylaine n'aime pas beaucoup les restos branchés - parce
que branché n'est pas toujours synonyme de bon goût. Elle préfère plutôt ce qui
est sans flafla, sans prétention.
Son métier l'amène à couvrir une panoplie de spectacles, elle
assiste à différentes productions touchant la danse, l'humour, la chanson, le
théâtre et le cinéma. Curieuse, elle aime découvrir de nouveaux artistes et
explorer de nouveaux genres. Son dernier coup de c.ur culturel? L'artiste
québécoise Stefie Shock qui commence à s'imposer de plus en plus sur la scène
québécoise ainsi qu'en Europe.
INDISCRÉTION... EN RAFALE
| La mode pour
toi c'est... |
Pas pour
moi! (rire) |
| Qu'est-ce que tu aimes voir porter chez un homme? |
Rien du
tout! |
| Designer ou une marque que tu affectionnes particulièrement? |
Les
vêtements confortables et d'allure sportive. |
| Ton parfum? |
DKNY de Dona Karan, c'est un parfum très frais |
| Le montant le plus farfelu dépensé pour un vêtement ? |
Trop d'argent pour un bikini! C'est fou pour si peu de
tissus! (rire) |
| Couleur fétiche? |
Le noir ces
temps-ci et le bleu. J'aime ce qui me rappelle l'océan... |
| Ce qui vous horripile chez les autres? |
L'hypocrisie, la jalousie, la superficialité et les
imposteurs |
| Qu'est-ce que tu trouves sexy chez un homme? |
Le look ( Wakeboarder), t-shirt, sandales...et un corps
athlétique ! |
| Dans le milieu artistique, un homme que vous trouvez
particulièrement craquant? |
Le comédien
Maxime Dénomée (Howie le Rookie) présenté
à la Licorne il est hallucinant! Il a un regard allumé, un sourire
incroyable et beaucoup de talent ! |
| Sur votre pierre tombale, vous aimeriez que l'on écrive....? |
Go big or go home! (rires) |
Si au premier abord elle semblait déterminée et confiante; en
la découvrant, on se rend compte qu'en plus elle est authentique, drôle et
refuse de jouer à la star. Fille de défi, elle fonce tête première sans se
soucier de la critique. Celle qui me confiait avoir peur de perdre son côté
enfant, n'a pas à s'inquiéter, car son énergie et son dynamisme font de cette
jeune femme une vague de fraîcheur hors du commun.