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Canadian Tire

Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier

Toute rayonnante, Ima s'est produite pour la première fois sur la scène du Théâtre Petit Champlain le 28 avril dernier. À travers ses interprétations de Donne-moi, Illusions et Baïla, ainsi que de nouvelles chansons ajoutées à son répertoire, la chanteuse démontre une énergie intense, une expression qui sait transmettre l'émotion et une voix qui s'accorde à des rythmes de plus en plus rock!

Ce spectacle, qui était également de passage à Montréal, est le prélude à un nouvel album, dont la sortie est prévue pour la fin de l'été. Plein d'émotion et d'imagination, celui-ci promet moins de ballades et un son jonglant davantage avec l'électronique, le folk et le rock : « Nous sommes présentement en plein enregistrement, a-t-elle affirmé durant sa petite escale à Québec. J'ai écrit 90 % des compositions. Pour cela, j'ai fait une sorte de ménage intérieur. Ce nouvel album sera donc plus personnel. Je me suis laissée inspirer par mon «background», mes observations, mon côté engagé, la spiritualité... »

Du théâtre à la musique ou vice versa!

À l'origine, son intérêt pour la comédie l'avait incitée à faire ses études en théâtre au Cégep de Saint-Laurent. Mais, c'est la chanson que Ima a choisie pour amorcer son parcours artistique. « Je tripe à fond dans la musique, mais je ne veux pas me limiter à un seul médium. Je veux faire du théâtre un jour. D'ailleurs, les shows me permettent d'une certaine manière d'explorer le théâtre, quand je fais des «covers», par exemple », s'exclame la chanteuse qui célébrera ses 26 ans en mai.

On se souvient que le tournage du clip Baïla l'avait transportée en Italie. Maintenant, elle espère que l'Argentine sera le lieu de tournage d'un nouveau clip : « Tout ça reste à voir! ». Autrement, elle se rendra, du 19 mai à la mi-juin prochain, en Afghanistan. Là-bas, elle se joindra à Richard Petit, Gabrielle Destroismaisons et Matt Laurent pour chanter devant les troupes canadiennes. En juillet, elle s'accordera une pause de deux semaines au Costa Rica.

La sagesse...

Ima ne fait pas que véhiculer de beaux messages de liberté, d'espoir et d'amour, elle prend également part à la cause. Durant les derniers mois, elle a fait partie des artistes québécois qui se sont unis contre le piratage musical : « Je crois que cette initiative a eu un impact. Les gens me reviennent souvent à ce sujet. Le but était de faire comprendre les répercussions du piratage à longue échelle, avant que le phénomène ne prenne encore plus d'ampleur. »

Humaniste dans l'âme et dévouée à la cause humaine, elle est également porte-parole depuis l'année dernière pour Amnistie internationale. Le respect des droits et libertés des êtres humains lui tient à coeur : « J'ai la chance de vivre dans une belle abondance. Puis comme j'ai une tribune, je crois que j'ai une responsabilité en ce sens. »

« En somme, je veux continuer à m'épanouir en tant qu'artiste, faire le tour du monde, avoir des enfants et vivre sur une belle planète verte!! » Également adepte du yoga et de la méditation, la chanteuse serait-elle l'incarnation de la sagesse? « Non, il faut toute une vie pour y arriver, sourit-elle. La sagesse est quelque qui se cultive. Je crois que je suis sur la bonne voie. »

Son site officiel : www.ima.mu



Charles Dubé, en route vers la musique

Par Marlène Lebreux
Photos Pascal Ratthé

Pendant que d'autres lançaient leur carrière musicale dès l'aube de leur vingtaine, Charles Dubé, lui, écrivait sa poésie et terminait ses études universitaires au deuxième cycle. C'est quelque part dans la trentaine qu'il décide de miser sur sa force, l'écriture, et de produire son premier album, Réverbère, avec la maison de disques TACCA Musique.

À 34 ans, ce n'est pas le côté rock star qui l'attire dans l'univers de la chanson : « Ça fait deux ans que je me suis décidé à faire cet album, raconte l'auteur-compositeur-interprète originaire de Sainte-Adèle. Avant, j'ai fait autre chose. J'ai étudié à Trois-Rivières et à l'Université Laval. J'ai pratiqué comme psychologue auprès des enfants et des adolescents. Ça, c'est un autre univers qui m'a habité pendant dix ans. »

Mais, Charles Dubé joue de la musique depuis longtemps, que ce soit par passe-temps ou avec un band dans des party de facultés. Il a commencé à gratter la guitare quand on lui a proposé cet instrument en cinquième année, à la petite école. « Ma mère est une artistique. Elle joue du piano, fait de la peinture, enseigne le français et elle a déjà eu une école de théâtre. Alors, l'aspect artistique a toujours été présent à la maison depuis que je suis né. »

Un ciel pour le Soleil

La plume inspirée par Saint-Exupéry - dont il admire le caractère très humaniste des écrits - et par ses façons de voir et de respirer la vie, il parcourt, des saisons durant, les pages blanches de sa poésie. Souvent, il a essayé de joindre la musique à ses poèmes : « Mais ça ne marchait pas, dit-il. L'écriture me vient plus naturellement que la composition musicale. À un moment donné, en écoutant l'album Pigeon d'argile de Kevin Parent, j'ai appris les partitions et je les jouais sur le bord des feux... J'ai compris sa façon d'écrire à lui. Ceci m'a donné l'élan. J'ai enfin trouvé ma propre façon de faire pour mettre de la musique sur mes textes. »

La vie, l'amour, la mort, l'espoir, le soleil... « Aborder ces thèmes peut paraître banal, car ils ont été souvent repris par les poètes et les chanteurs. C'est ça le piège! J'ai donc décidé de plonger au fond de moi-même et d'en parler à travers mes cordes à moi. Je ne voulais pas répéter des choses que d'autres ont déjà dites. »

Une belle expérience de studio

L'enregistrement de ce premier opus a été une agréable période d'apprentissage pour lui. « C'est un travail de moine faire un disque, c'est quatre mois de studio ! On chante la pièce une première fois pour faire le guide vocal. Par la suite, les musiciens jouent les partitions. En regardant les musiciens travailler, je pouvais les alimenter sur l'intention que je souhaitais voir émerger de leur jeu... Une fois la partition de la chanson au point, on enregistre la version finale avec la voix », explique-t-il à propos de cette première expérience de studio.

Il a donc regardé avec beaucoup d'admiration des musiciens de talent - dont Rick Haworth, qui a collaboré avec Daniel Bélanger, Michel Rivard, Paul Piché, Kevin Parent et Laurence Jalbert - harmoniser leur jeu à sa voix et à ses textes.

Les pieds sur terre...

« C'est peut-être un peu paradoxal, mais je souhaite être entouré de gens qui m'aiment pour que je ne perde pas pied en faisant mon bout de chemin dans ce métier, que j'avoue être l'un des plus nombrilistes qui existe. Parce que finalement ce sont les liens sincères avec les gens qui comptent. L'art et la créativité sont très importants pour l'humanité, mais ce n'est pas comme une infirmière qui est en train de faire un massage cardiaque pour garder une personne en vie... Il faut sans cesse relativiser les choses et garder ça en mémoire. Je suis très privilégié de pouvoir faire ce que je fais. »

Des textes touchants habilement fignolés et des rythmes inspirants, Charles Dubé poursuit sa route son premier opus en main... Il sera à Saint-Hubert pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste, aux FrancoFolies de Montréal et probablement, dans le courant de l'automne, qu'il passera faire son tour à Québec au Théâtre Petit Champlain. À surveiller : www.charlesdube.com.



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