Par Marlène Lebreux
Le joli minois de Mylène a été remarqué lors de l'édition 2000 du Salon Pepsi
Jeunesse alors que, sans prétention, elle faisait des petites mimiques à la
caméra, mise à la disposition des jeunes visiteurs, en affirmant vouloir devenir
mannequin! Cette affirmation n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd :
quelques temps plus tard, elle montait les marches des podiums!
Depuis, Mylène a pris l'habitude des défilés et s'est initiée peu à peu au
monde de la photo. À 14 ans, elle produisait son premier portfolio, posait,
entres autres, pour la revue Cool, Adorable et le Collège LaSalle
et défilait vêtue de vêtements tirés de collections de Philippe Dubuc, Nadia
Toto, etc.
La vie sur les podiums
La réalité des défilés, elle connaît bien : « J'ai aimé porter un certain
chandail signé Nadia Toto. Il était de couleur mauve foncée avec des fleurs
beiges. Je portais un chignon dans mes cheveux. » Mais la vie des podiums n'est
pas toujours rose. Ainsi raconte-t-elle quelques mésaventures : « Ah! Les
longues minutes d'attente... On peut attendre jusqu'à 30 minutes avant d'aller
sur le podium. Je me souviens particulièrement de cette fois où je devais porter
des souliers de pointure 7 1/2 alors que je porte habituellement du 9 1/2. Il y
avait eu une erreur lors de la commande des chaussures. J'étais donc obligé de
les porter, car il n'y en avait pas d'autres! » Ouille!
« Aussi, lors d'un défilé de manteaux de fourrure qui se déroulait au Palais
des Congrès, on était 10 filles pour présenter 250 manteaux! Il fallait les
enlever les uns à la suite des autres! Et en plus, le stage était petit. À
chaque manteau, il fallait aussi prendre soin de bien montrer le numéro pour
permettre aux visiteurs d'identifier celui qui l'intéressait pour pouvoir
ensuite l'acheter. C'était long et surtout lourd pour les épaules! »
La séance de photos avec Mode M lui a permis de renouer avec la photo.
« Les premières minutes, j'étais un peu gênée, mais je suis rapidement devenue à
l'aise. Je trouve que la photo laisse plus de place à l'imagination. C'est un
travail d'expression. Il faut exagérer les courbes, entrer son ventre... Bref,
on force de partout! Puis après, on nous demande d'avoir l'air naturel!,
dit-elle ironiquement. Mais j'aime ça! »
Mylène aimerait éventuellement faire des publicités pour des vêtements
sportifs, par exemple. Il faut dire que la jeune fille est pour le moins
énergique et athlétique. À l'école secondaire, en plus du badminton, du
volley-ball et du football, elle adorait jouer au hockey custom avec les gars.
Plus jeune, elle a aussi pratiqué la gymnastique et la danse. En somme, Mylène
souhaiterait poursuivre une carrière dans le domaine de la mode, mais elle
demeure réaliste. Elle mise donc sur d'autres de ses atouts et intérêts pour
faire son cheminement de carrière. Par exemple, dès janvier, elle veut
entreprendre des études dans le domaine de l'esthétique.