Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier
Mais qui sont ces jeunes hommes qui cachent leurs intimes parties avec une
radio sur la pochette de leur album Turn me on? Ce sont les membres du
groupe Wide Load, un quatuor pop-punk composé de Jonathan Bergeron au micro et à
la base, de Dominic Lévesque et de Simon Labrecque tous deux à la guitare ainsi
que d'Étienne Dionne à la batterie.
Le concept visuel de leur album lancé en novembre 2002 avec les Disques
NewRock est assez irrévérencieux, souligne Étienne Dionne qui a élaboré le
concept de base. Il propose d'abord la chanson titre, mais également le thème et
le rythme des autres extraits. « Un jeu entre les membres du groupe où chacun
trouve sa dimension... de radio cassettes », ajoute-il à la blague.
Leur musique saute, explose même... Blink-182 colle bien à leur idéologie et
à leur conception du punk. Concernant l'inspiration musicale, ils suivent
quelques influences de Bad Religion : «On trouve que leur harmonie vocale à
trois ou quatre voix est vraiment très bien faite, alors on s'en inspire...»
« Wide Load existe depuis trois ans. J'ai joint la formation il y a deux ans.
Ce que qui m'a attiré la première fois que j'ai écouté le matériel musical, ce
sont les refrains accrocheurs, rapides et efficaces. Je suis devenu batteur pour
le groupe à partir du Conga 2001 », explique Étienne. Cette année-là, ils ont
offert une belle performance, mais n'ont pas gagné. Cependant l'année suivante,
ils ont raflé la première place!
Pour Étienne, l'expérience acquise jusqu'à présent au sein du groupe est
énorme : « Depuis le début, j'ai appris à purifier et à simplifier mon côté
musical... J'ai pris de l'assurance et de la confiance en moi, notamment pour
offrir une meilleure présence sur scène. C'était exactement ce que je
recherchais à améliorer. On a roulé beaucoup de shows ces derniers temps... On a
fait plusieurs festivals de la région cet été. »
Un automne de composition... en français
Le groupe chante présentement tantôt en français, tantôt en anglais, mais
leur prochain album sera totalement francophone. Avec des extraits comme
Laisse-la donc tomber et Soir de cuir, l'appréciation obtenue jusqu'à
présent pour leurs chansons francophones joue en leur faveur. « La seule façon
de chanter ailleurs que dans notre garage, de sortir à l'extérieur et d'éviter
que le CD rester dans le tiroir, c'est de se concentrer sur du matériel
francophone. Aussi, notre style punk rock est peu exploité au Québec. Sans
compter que le chanteur exprime bien les textes en français! On a donc réussi à
le convaincre! Car ce que l'on veut c'est : continuer!»
La motivation n'a rien de monétaire... Elle est davantage une question de
passion : « C'est vrai, faire de la musique, ça ne paye pas beaucoup! On doit
constamment débourser que ce soit pour nos instruments, pour voyager... Et on ne
doit pas compter les heures que l'on investies, soupire-t-il. Mais c'est un beau
moyen d'expression et une véritable source de fierté. Jouer devant un public a
quelque chose de tellement gratifiant et valorisant! »
Un spectacle aura lieu le 24 septembre prochain au Liquor Store de
Sainte-Foy, une chance de les voir avant que Wide Load entre en pleine période
d'écriture pour un nouvel album : « Dès l'automne, on se lance dans un processus
de recomposition. Peut-être qu'on va faire moins de spectacles. Un groupe doit
constamment être heureux de jouer les tounes, ainsi il doit se renouveler. Le
band va donc se remettre en question... Je veux dire qu'on va faire un bilan et
se dire ce que l'on aime et n'aime pas.... Un groupe c'est comme un gros couple.
Ce n'est pas toujours facile et la communication entre nous est très importante
si on veut que tout ce passe bien! »
Consultez leur site :
www.wideload.biz