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Par Marlène Lebreux
Photos Pascal Ratthé

Couleurs bonbons, saveur gogo et airs de yéyé, Les Tubes, le « house band » du Max Lounge de Musimax, fait depuis déjà trois ans revivre les années 60-70. De Joe Dassin à Brigitte Bardot en passant par Boule Noire et Diane Dufresne, les chansons de ces belles années défient les lois du temps.

Max Lounge

« Il y a trois ans, Pierre Marchand de Musique Plus nous a parlé de Max Lounge comme étant un tout nouveau concept télé musical. Puis, on a été engagé à titre de groupe maison », explique Chantal Caron, alias ChaCha, la pétillante chanteuse des Tubes. Le projet a fait un bon bout de chemin, car 60 émissions ont été diffusées depuis!

Plusieurs artistes de cette époque ont visité le plateau de l'émission. On pense notamment à Michèle Richard, aux Sinners, à Joël Denis et à Nanette Workman qui sont venus faire d'impressionnantes prestations. Des artistes contemporains tels Mes Aïeux, Gabrielle Destroismaisons, Martin Deschamps et Mélanie Renaud se sont aussi laissés emporter par l'ambiance des années à gogo en interprétant l'une des fétiches chansons. « Pour la prochaine saison, la formule sera probablement retravaillée et modifiée, dit-elle. Mais, il y a aura toujours cette inspiration typique du retour aux années 60-70. »

Un été de spectacles et de composition pour Les Tubes

Les Tubes, c'était au départ une gang d'amis qui s'amusaient à chanter ensemble : « Un jour, on a voulu venir en aide à un ami. On a donc monté un spectacle bénéfice », se rappelle Chantal. Ils ont fait un spectacle d'une heure composé de chansons anglophone et francophone. Le public a apprécié; Les Tubes étaient lancés!

« Mais, on s'est vite aperçu que l'on voulait se spécialiser dans la chanson française... Aussi, je me sentais plus à l'aise de chanter le répertoire français. » Leur répertoire francophone est vaste : ils ont monté jusqu'à présent quelque 250 chansons dont près de la moitié font partie du répertoire québécois.

« L'émission Max Lounge a permis de nous faire connaître davantage; ça été une belle fenêtre! » L'enregistrement des émissions est terminé et le groupe planifie présentement une tournée pour la prochaine saison estivale. Mais avant de se consacrer au montage du show et d'entreprendre une série de spectacles, Chantal collabore à la préparation d'une émission spéciale sur Stéphane Venne, un grand auteur de l'époque 60-70, qui devrait être diffusée sur les ondes de Musimax d'ici peu. Concernant les shows des Tubes, plusieurs dates ont déjà été fixées et d'autres viendront s'ajouter. Ils seront aussi des FrancoFolies à Montréal. « Les spectacles sont un feu roulant d'action, les gens dansent et chantent ... Cela fait de bien belles soirées! », assure-t-elle. Pour connaître l'horaire de leur tournée, consultez leur site : www.lestubes.qc.ca.

Les Tubes sont aussi bien occupés au travail de composition pour leur prochain album. « Notre premier album comportait seulement une composition; les autres chansons étaient des reprises de succès adaptées à notre façon. » On y retrouve, par exemple, une version plutôt «rockée» de «pour un flirt». Tout compte fait, Chantal souligne que les nouvelles compositions dégageront la même énergie.

Une époque qui fascine encore...

Ainsi, les années 60-70 continuent d'inspirer le groupe : « Les Joe Dassin, Dalida, Nana Mouskouri et autres ont souvent été mis de côté parce qu'ils étaient considérés comme trop quétaines! Mais, on voit que ces chansons ont traversé les années et qu'elles ne se sont jamais vraiment démodées. On veut les faire découvrir à la nouvelle génération et, aux plus vieux, leur faire revivre de bien beaux souvenirs! »

Les coups de coeur de Chantal : « Le temps des fleurs » de Vicky, « Comment te dire adieu » de Françoise Hardy, « Soleil soleil » de Nana Mouskouri et « Le monde à l'envers » de Stéphane Vienne.

Expression d'une époque symbole de liberté, de joie de vivre et de peace and love, les chansons de cette époque donnent, selon Chantal, envie de s'ouvrir. Elle ajoute qu'elle aurait vécu à cent milles à l'heure durant les années 60-70: « Les gens qui y ont vécu sont ouverts, ils ont la graine de nomade et veulent découvrir le monde. Ils aspirent à la paix et à la famille; enfin, ils véhiculent de belles valeurs. » Soudain, les images que suggèrent les textes de Stéphane Venne lui viennent à l'esprit : « Le temps est bon... Il s'agit, en quelque sorte, d'un clin d'oeil à une époque durant laquelle il y avait cette belle explosion de liberté; un certain laisser-aller pour mieux profiter de la vie. C'est aussi une époque qui a vu tomber plusieurs barrières. Elle était un message d'espoir! »