Par Marlène Lebreux
Photos Pascal Ratthé
Le 8 mars dernier à la salle John-Molson de la
Brasserie Molson, les cheerleaders s'activent! La saison
des Alouettes terminée, les quatre capitaines de cheerleading ouvrent
l'oeil pour choisir les futures danseuses qui feront partie de l'équipe
2003-2004. Énergiques et coordonnées, ce sont seulement 27 filles qui seront
retenues parmi ces quelques 150 filles âgées entre 18 et 36 ans.
Sélection en cours
Très tôt le matin, les candidates se présentent et remplissent leur fiche
d'information. « Il y a beaucoup de candidates, mais peu d'élues, affirme Annie
Larouche, responsable de la promotion et des relations publiques et capitaine
des cheerleaders des Alouettes. L'expérience en danse est préférable, peu
importe le style pratiqué; que ce soit la claquette, le funky ou encore le
classique ». Elle ajoute aussi qu'il n'y a pas de discrimination concernant la
grandeur ou la grosseur. La sélection n'a de discriminant que l'attitude des
filles dans la danse et leur habileté à enchaîner les gestes et à apprendre les
chorégraphies.
Annie Larouche en est à sa huitième saison avec les Alouettes. Elle a
commencé à s'initier au monde de la danse dès l'âge de quatre ans en faisant du
ballet classique et de la gymnastique. Pendant huit ans, elle a concilié ses
études et son travail dans le domaine du droit avec ses activités de
cheerleading pour différentes équipes sportives jusqu'à ce qu'on lui propose, en
1996, la prise en charge des «pompom girls» des Alouettes, année de leur
retour au jeu.
Durant la matinée de cette journée de sélection, 50 filles seront choisies.
Pendant que deux capitaines enseignent la routine, les deux autres observent
attentivement : « Ce que je regarde en premier durant l'audition, c'est la
danse. Je regarde si la fille a de la facilité à suivre les mouvements et le
rythme de la routine. Je vois celles qui ont de la difficulté. Par la suite, je
m'attarde à son expression. Il faut aussi que la fille dégage quelque chose qui
vient nous chercher. »
En après-midi, la sélection se poursuit. Par groupes de cinq, les candidates
retenues montrent leur savoir-faire devant un jury composé de sept personnes :
des capitaines, des représentants des médias et des personnalités sportives et
artistiques. C'est durant ces instants que le choix final sera fait.
Des activités au-delà du terrain
Policière, architecte, actuaire, étudiante en aéronautique, etc., les
cheerleaders ont des intérêts et des profils variés. Cependant, sur le terrain,
elles relèvent un seul et même défi : encourager l'équipe et divertir le public.
En faisant ainsi le lien entre les estrades et le jeu, elles participent
activement à entretenir l'ambiance dynamique et chaleureuse du stade McGill.
Les cheerleaders s'entraînent ensemble à peaufiner leurs routines au moins
deux fois par semaine. Individuellement, selon leurs forces et leurs faiblesses,
elles se disciplinent à faire de la musculation, des exercices de souplesse ou
de l'entraînement cardiovasculaire.
« Mais, leurs rôles ne se limitent pas qu'au terrain. Elles font aussi des
activités publiques durant la saison; jusqu'à 250 par année! Il peut s'agir de
visites dans des écoles, des hôpitaux, des expositions, etc. Il y a également
des voyages qui ont lieu durant les finales aux quatre coins du Canada. De plus,
douze des cheerleaders qui feront partie de la prochaine saison arrivent tout
juste de Cuba où elles ont réalisé le calendrier 2003-2004 édition maillot »,
ajoute, en terminant, Annie Larouche.
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Rails, premier spectacle multimédia du Studio Party Time
Par Marlène Lebreux
Photos Jocelyn Bernier

Photo Patrice Laroche
Sans chant ni narration, que de la danse évoluant sur des rythmes «hip hop,
breakdance et breakbeat» dans un décor multimédia multiforme, Rails est
unique en son genre. Il s'agit du tout nouveau spectacle qui fût présenté par le
Studio Party Time, les 8, 9 et 10 mai derniers, au Théâtre Capitole de Québec.
« Projections d'images, danses chorégraphiques et athlétiques et des décors
qui se modifient d'un numéro à l'autre, Rails est très visuel, affirme
monsieur Guildo Griffin, directeur général du Studio Party Time. Quelque 250 000
$ ont été consentis pour monter le spectacle; on a rarement vu des
investissements aussi considérables dans le monde du hip hop au Québec. Mais,
c'est surtout l'ampleur des énergies qui ont été investies qui impressionne. Ce
sont 12 professeurs de danse âgés de 18 à 25 ans (5 gars et 7 filles) qui ont
choisi de prendre part à temps plein à sa préparation. Conception de mouvements
et de prouesses exprimant un amalgame de thèmes de la vie courante et se
déroulant dans un décor de pointe défilant sous les yeux des spectateurs, le
défi était de taille. Après une année d'entraînement intense de la part des
danseurs, à raison de 30 à 40 heures par semaine, le résultat est tout à fait
remarquable!
Une idée qui a pris forme
Il y a deux ans, une présentation d'une troupe du Studio Party Time au Gala
des Fidéides a donné le coup d'envoi à la réalisation de Rails. Monsieur
Griffin explique : « La présentation avait lieu devant des hommes d'affaires. Et
ce type de clientèle avait déjà assisté à bon nombre de grands spectacles. La
réaction fut tellement vive.... On a obtenu le premier «standing ovation» aux
Fidéides. Ghislain Turcotte, autrefois du Cirque EOS, qui avait aussi collaboré
à la présentation, a également constaté la réponse et s'est dit aussitôt qu'il y
avait un marché. Il a embarqué dans le projet Rails. À l'origine, on ne
pensait même pas que ce type de spectacle pouvait être offert au grand public! »
Rails comme chemin de fer. Le hip hop est une culture qui a pris
naissance en plein coeur du Bronx... des graffitis dessinés sur les wagons... Des
trains qui entraient dans les villes... Le milieu urbain qui, peu à peu, a
découvert la culture hip hop... Le train, moyen de déplacement, amène en
d'autres lieux, en d'autres mondes... En ce sens, Rails représente
l'atmosphère dans lequel nous plonge le tout nouveau spectacle multimédia du
Studio Party Time.
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