Par Marlène Lebreux
Photos Pascal Ratthé
Considérant l'importance d'être bien informé dans la société actuelle, les
détenteurs d'information jouent un rôle de premier plan pour permettre aux gens
d'avoir un regard éclairé sur les sujets qui font l'actualité. Véronyque
Tremblay, qui anime Le Grand Journal à TQS au côté d'Alain Laforest, en
sait quelque chose.
« Nous, les médias, sommes les premiers à tout savoir. On reçoit constamment
des dépêches, des communiqués, des appels, etc. C'est génial! Mais aussi, nous
sommes les premiers à l'apprendre aux gens », explique l'animatrice qui
travaille depuis sept ans à TQS. Choisir l'élément intéressant, interpeller les
gens, capter leur attention, savoir les surprendre... Livrer l'information est,
en quelque sorte, un art! « Rendre intéressant la nouvelle est le défi de tout
animateur. Et quand vient le temps de se questionner sur la manière de livrer
telle information, souvent deux têtes valent mieux qu'une ! », ajoute-t-elle
pour parler de sa complicité avec Alain Laforest.
Le Grand Journal est différent des autres bulletins d'information : «
TVA, Radio-Canada, etc., chaque station peut présenter d'excellents bulletins.
Cela dépend du mandat de chacun. Notre mandat consiste à livrer de l'information
locale. C'est notre force! Les gens écoutent selon ce qu'ils recherchent en
matière d'information. Certaines personnes écoutent même plusieurs journaux
télévisés pour se tenir à l'affût. Il est donc important de diversifier nos
contenus. »
Deux journées en une!
Dépêches entre les mains, courriels au bout des doigts, appels en ligne,
notes sur le coin du bureau, dès 9 AM, journalistes, chefs de pupitre,
responsables de nouvelles et compagnies s'activent dans les bureaux de TQS à la
préparation des bulletins d'information. À 11h30 : Op! en ondes!
Une fois le bulletin diffusé, l'information véhiculée, la journée est
cependant loin d'être terminée : « On recommence à planifier le plan de match
pour le bulletin du soir. Dans un horaire de travail 9 à 5, on peut être moins
en forme vers la fin de la journée, mais dans ce genre de travail, c'est le
contraire : c'est à la fin de la journée qu'il faut être à notre meilleur. C'est
paradoxal! »
Elle explique que le direct, c'est un feeling : « Il est vrai que l'on écrit
une grande partie des nouvelles qui déroulent sur le télé-souffleur, mais quand
ça plante, tu dois te débrouiller... Quand le régisseur vient te voir à la pause
pour te souffler à l'oreille que le reportage n'est pas prêt . Tu vas où? Tu
fais quoi? » Un bon animateur doit donc être naturel, être en mesure de résumer
sur-le-champs les topos des journalistes et avoir une facilité pour
l'improvisation afin de remédier aux situations imprévues.
De la radio à la télé
En s'inscrivant en ATM (Art et technologie des médias) au Cégep de Jonquière,
Véronyque se destinait à une carrière à la radio. Mais après avoir goûté à
l'univers du reportage télé un peu partout en région, notamment à Caraquet au
Nouveau-Brunswick, Carleton, Chicoutimi, Rouyn-Noranda, elle a entrepris à grand
pas ce nouveau tournant que prenait sa carrière.
« Au début, mon rêve était de présenter les nouvelles à Québec. Maintenant,
Ça y est! Je suis fière, mais surprise aussi. Je trouve que tout s'est déroulé
tellement rapidement. Depuis sept ans déjà, je suis à TQS. D'abord, j'ai
commencé comme reporter, chef de pupitre, et, par la suite, j'ai pris la relève
de Josée Turmel. » D'autres rêves? À cela, elle répond qu'elle adore son métier
et qu'elle est sensible à tous les beaux défis qui pourraient lui être proposés.
