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Par Marlène Lebreux
Photos Pascal Ratthé

Stéphane Archambault est un passionné dans tous les sens du terme. Du dessin, de la musique, de la télé, le diable du groupe Mes Aïeux s'affaire à plusieurs projets à la fois. Quand choisira-t-il sa véritable voie? Difficile à dire, car le gentil démon « aime pouvoir tout faire! » Il veut jouer de la musique, profiter de son inspiration pour écrire, exercer son talent pour incarner différents personnages et garder l'oeil ouvert sur plein de projets intéressants. De toute façon, pourquoi choisir? La recette lui convient, sa carrière artistique est en pleine ascension.

Mode M : Tu as fait tes débuts à la télé dans l'émission 4 1/2 puis dans la télésérie La vie la vie... On peut dire que tu es entré par la grande porte. Comment s'est déroulé ton passage dans le monde de la télé?

Stéphane : Je me considère chanceux d'avoir fait partie de la distribution de 4 1/2. Quand je suis allé passer l'audition, je n'avais aucune idée du genre d'émission. Je venais de sortir de l'École de théâtre et je n'avais pas tellement eu le temps d'écouter la télé. J'ai appliqué sur plusieurs auditions. Finalement, je me suis vite rendu compte que 4 1/2 était une émission grandement appréciée du public et que j'allais être entouré d'une très belle équipe.

Avec La vie la vie, la sélection a été différente. J'ai toujours été un fan de l'auteur et écrivain Stéphane Bourguignon. Quand j'ai entendu dire qu'il y aurait une série sur l'un de ses écrits, j'ai toute suite dit à mon agent que je voulais auditionner. Au début, j'ai passé l'audition pour le rôle de Simon, qui a finalement été incarné par Patrick Labbé. Mais, j'ai fini par me faire proposer le rôle de Max. Ce rôle n'est pas le plus marquant de la série, mais je suis fier d'avoir fait partie de cette émission. Ce fut une belle expérience!

Mode M : Mais tu n'es pas seulement comédien...Tu es également chanteur dans le groupe Mes Aïeux. Comment la musique est arrivée dans ta vie?

Stéphane : La musique est venue sur le tard. L'effet du hasard. Après avoir passé quatre ans au cégep à ne pas savoir quoi faire, je suis entré à l'École Nationale de théâtre où j'ai aussi fait un peu de musique. Puis, Fred est devenu mon coloc. Il jouait de la guitare. J'ai sorti mes textes… Je faisais de la poésie, mais dans ma tête, c'était déjà des chansons.

Les débuts du groupe Mes Aïeux ont été tranquilles. C'était davantage un groupe d'amis qui jouait de la musique dans leur salon. Puis, on a fait des shows dans des bars. À l'origine, on n'avait pas l'idée de faire d'album. Ce n'est qu'au bout de quatre ans que l'on s'est décidé à en faire un.

Mode M : Quand tu écris des chansons, quelles sont tes sources d'inspiration?

Stéphane : Les chansons de Mes Aïeux s'inspirent du folklore québécois; des veilles légendes… J'essaie de les actualiser en les appliquant à moi, à ce que je vis. Les chansons sont donc difficiles à situer dans le temps. D'ailleurs, bien du monde écoute nos «tounes» en ne sachant pas c'est notre groupe qui les chante, justement parce qu'elles sonnent comme des anciennes chansons folkloriques.

Mode M : Chaque membre du groupe Mes Aïeux est identifié à un personnage. C'est très original comme approche. D'où est venue cette idée?

Stéphane : L'idée des personnages est née lors d'un show que nous donnions un soir d'halloween. Moi, j'étais déguisé en diable. On trouvait l'idée de se déguiser très intéressante! On a donc décidé de choisir chacun un personnage selon les archétypes que l'on retrouve dans les légendes québécoises. Je trouvais le diable bien sympathique! Il s'agit d'un personnage important dans les légendes. Puis, comme j'agis dans le show à titre de maître de cérémonie, je trouvais que le personnage me convenais bien. Maintenant, il y a même un lutin et un orignal qui avancent sur la scène à certains moments dans nos spectacles.

Mode M : Un troisième album pour Mes Aïeux?

Stéphane : C'est le gros projet de cette année. Si tout va bien, il devrait sortir dans le courant de l'automne. On a d'ailleurs prévu moins de show pour les mois à venir dans le but de se consacrer à l'écriture des textes.

Mode M : Et toi, as-tu d'autres projets en tête pour l'avenir?

Stéphane : Cette année, je vais faire partie de la Ligue nationale d'improvisation (LNI). À beaucoup plus long terme, j'aimerais bien, un jour, avoir l'occasion de réaliser un film. Puis, j'ai toujours été un «trippeux» de BD. Série Donjon, Christophe Blain, Johann Sfar, Julie Doucet, Michel Rabagliati, etc., ma maison implose de BD! Ainsi, j'aimerais bien en réaliser une. J'ai deux idées. Ce pourrait être une sorte d'autobiographie, non pas de ma vie, mais de la vie à la télé. Une série d'anecdotes portant, par exemple, sur les rapports des gens avec les comédiens une fois qu'ils les ont vus à la télé. Ou encore, dans la continuité de Mes Aïeux, une illustration de contes et de légendes. Mais, je suis conscient que c'est un travail de moine. Sans compter que je veux produire un gros livre, avec des chapitres. Une BD qu'on ne lit pas d'une traite... une sorte de BD de chevet!

Pour connaître les dates et les endroits où se produiront prochainement Mes Aïeux ou tout simplement pour prendre de leurs nouvelles, rendez-vous sur leur site : http://mesaieux.qc.ca/